Non, là le truc c'est que mon rosier est depuis 6 mois environ infesté de pucerons. Ils sont des milliers, la tête plantée dans les jeunes branches et bourgeons, et ils pompent allègrement mon ami rosier tel un derrick pompe du pétrole en Arizona (ou telle une... non, pardon, j'arrête là les métaphores... ).
Evidemment je pourrais prendre de l'insecticide "bio", c'est à dire à priori défini pour ne pas salir la nature, mais ça me dérange quand-même. J'ai envie de faire un choix, par rapport à cette situation, avec lequel je me sente en phase. Une vraie réflexion. Les pucerons boivent le sang des rosier, on ne peut pas leur reprocher. Refuser ce phénomène c'est nier l'écosystème. On a besoin des pucerons. Je ne sais pas pourquoi, mais vu qu'ils font partie de cette grande chaîne que forme la nature et dont nous faisons partie, nécessairement on a besoin d'eux.
Alors quoi ?
Je laisse mon rosier mourir ? Mon rosier que j'aime ?
Je suis sûr qu'il y a une solution, mais je veux savoir laquelle.
C'est là que ma soeur (attention, cross-over inter-blogs) entre en scène. Depuis quelques années, avec beaucoup de poésie, elle raconte sa vie ICI . Et elle a décrit ma situation, invitant les lecteurs à déposer leurs avis dans la page de commentaire liée à son article.
J'en profite alors pour remercier les précieux et amicaux avis de ses lecteurs et amis.
Une talentueuse maman m'a envoyé le lien vers un site marchand l'insectes. C'est une idée : acheter des coccinelles pour qu'elles dévorent les pucerons. Pourquoi pas ? On reste dans l'écosystème.
Seulement une blogueuse a objecté qu'importer des coccinelles était mauvais pour la diversités des coccinelles dans le monde (je reformule mais c'est ce que j'ai cru comprendre). Je suppose que son objection concerne le déplacement artificiel d'espèces, très nuisible pour l'équilibre d'une région. Souvenons-nous des lapins en Australie ou de l'affaire des poissons-clown aux Etats-Unis d'Amérique... soyons prudents avec le déplacement d'espèces. Je pourrais alors simplement acheter des coccinelles venues de Bretagne, le déplacement serait moindre... je vais y réflechir, mais en soit, ça reste une solution assez artificielle et qui dans le principe est un acte de déséquilibre (même si le déséquilibre, dans cette poubelle environnementale qu'est Paris c'est forcément très relatif...)
Ensuite il y a les suggestions du type alter-insecticides. L'eau des patates, le savon de Marseille, le produit vaisselle... Bon, le savon et le produit vaisselle c'est pas forcément bio. L'eau des patates, ok, mais ça ne résoud pas le problème de détruire des insectes pour protéger une plante. Mais bon, si je me décide à passer à l'acte, ce sera certainement avec l'eau des patates. Merci Cheese Nan (et pour Pauline : Oui, Raphou sait faire cuire les patates ;-) ) !
Enfin, il y a deux suggestions portant non pas sur la destruction des insectes mais sur le renforcement de mon pote rosier : l'engrais naturel à base de peau de banane et marc de café (merci Cathy et encore Cheese Nan). Et vous l'aurais bien compris, il s'agit des suggestions que je préfère ! Pourquoi ne pas donner un coup de pouce à mon copain rosifère plutôt que de détruire les bestioles qui le dévorent ? Agir dans le positif plutôt que dans le négatif...
Evidemment, la réflexion n'est pas close. J'attends d'autres suggestions zé remarques (on peut d'ailleurs déjà objecter que la banane et le café constituent un déplacement artificiel vu leur provenance exotique...)
A suivre...
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