Jeudi 27 décembre 2007
De retour d'un dîner sobre bien que très agréable, fatigué et tisaneux, je prends tout de même un instant pour coucher sur le pixel une ou deux remarques sur un phénomène très amusant (si l'on sait faire preuve d'un peu d'ironie) : les sondages...

Ceux qui lisent ce blog le savent sûrement : les sondages mentent. Pas forcément par de réels trucages, mais ils mentent de par l'interprétation à laquelle ils invitent le public.

J'ai juste envie de sortir deux trois exemples amusants comme tout :
1 - Vous êtes un institut de sondages et vous voulez savoir ce que les français pensent des luxueuses vacances prises par leur nouveau président, en compagnie d'un énorme industriel propriétaire de plusieurs médias, au lendemain des élections. Quelle question allez-vous poser ?
"Pensez-vous que le président de la République ne devrait pas se faire payer ses vacances par le propriétaire de nombreux médias ?"
ou bien "Est-il respectueux de la part d'un chef d'Etat de faire étalage de vacances ultra-luxueuses quand une grande partie du peuple qu'il gouverne se situe au-dessous du seuil de pauvreté (7 millions de personnes en France) ?"
Personnellement ce sont les questions que je poserais, vu qu'elles expriment directement le coeur du débat. Mais voilà le problème : si vous posez ces questions, il y a des chances que le sondage ne soit ni en faveur du président, ni en faveur de... votre employeur ! Ah oui, j'oubliais : votre employeur, c'est justement le riche industriel en question...
Donc vous essayez d'autres questions... Et il y en a une qui marche : "Etes vous choqué ou pas choqué ?"
Ben oui, c'est le sondage-jocker en France ! Car les français ne sont pas choquable... Etre choquable, c'est pas COCORICOOO... Ca fait rozbif...

Alors 65% des gens répondent : "NON ! Je ne suis pas choqué !" Eventuellement ils pensent : "C'est complètement débile, irrespectueux et dangereux pour la démocratie, mais moi rien ne me choque, je ne suis pas d'un caractère impressionnable, alors je ne suis pas choqué !"

TADAAAAA !

C'est beau les sondages. Allez, fermez vos bouches, les gauchos, le peuple a parlé, la démocratie s'est exprimée : la majorité se dit "pas choquée" alors on n'en parle plus...

Bon, il est tard, je vais me coucher, mais j'aurais d'autres exemples plus tard à vous servir.

Bonne nuit.
par Raphaël Callandreau publié dans : Le réveil des koalas
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Vendredi 23 novembre 2007
(...Et n'oubliez pas de lire l'article précédent, il annonce du Raphou Show...)

J'adore l'émission "Là-bas si j'y suis" . D'aucun dirons que c'est parce que je ne suis qu'un gaucho... en effet il a un ton assez "Joliviet Bovencené", mais c'est aussi parce que c'est une émission truffée de propos contradictoires, consternants ou parfaitement pertinents.

Je viens d'y entendre une phrase par Daniel Mermet (le présentateur). Je ne sais pas de qui elle est (peut-être de lui, ou d'un(e) de ses assistant(e)...) mais elle est tout bonnement magnifique :

"QUEL GOÛT AURAIT MON CAVIAR SI TOI LE PAUVRE TU POUVAIS EN BOUFFER ? "

Je la classe dans les phrases parfaitement pertinentes. Car ce n'est pas une métaphore ! Pour de vrai ! Sa véracité se prouve par deux expériences scientifiques sociologiques dont j'ai eu vent :

1 - prenez deux bouteilles de vin, une d'un grand cru et l'autre d'un vin très ordinaire, et inversez les contenants. Une majorité de cobayes préfèreront le vin très ordinaire dans la bouteille du grand cru à l'autre vin ! Le goût est donc très influencé par la qualité revendiquée sur papier. Le caviar aurait donc probablement le goût des oeufs de lump s'il n'était pas considéré comme luxueux.

2 - une étude par sondages auprès de classes aisées a révélé qu'à la question "seriez vous aussi heureux d'être riche si tout le monde était riche ? " une majorité a répondu NON. C'est à dire que le plaisir procuré par la richesse est au moins en partie (sinon totalement ?) relatif à la différence de fortune entre soi et les autres.

Du coup, vous en concluerez, comme moi, que cette phrase "Quel goût aurait mon caviar si toi le pauvre tu pouvais en bouffer ? " exprime une vérité incontestable sur la nature humaine (du moins dans un système consummériste...)
par Raphaël Callandreau publié dans : Le réveil des koalas
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Jeudi 22 novembre 2007
Salut, les amis

Ca y est, le grand moment approche ! La sortie de "Acte 2 : Je suis en train de devenir flou" et les deux dates de la nouvelle version du Raphou Show à la Reine Blanche.

C'est un moment important pour moi, c'est une sorte de "troisième étape" dans mon chemin interminable d'intermittent. C'est pourquoi j'aimerais qu'il y ait du monde. Plein de monde !
Alors, diffusez, diffusez, (si vous aimez mes chansons, ou juste si vous m'aimez moi... ou les deux...) je préfère faire des tarifs préférentiels, de groupe etc plutôt que de ne pas avoir deux soirées pleines à craquer.

And now, le tract (avec en tout petit en bas du recto, la pochette de l'album) :

 
par Raphaël Callandreau publié dans : Raphou
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Vendredi 16 novembre 2007
Les réactions vis-à-vis des grêves sont très diverses, voire assez extrêmes : certains parlent d'une caste de privilégiés (les grêvistes) qui prennent les usagers en otage pour défendre leurs privilèges. D'autres parlent de citoyens courageux qui sacrifient des journées de salaire pour défendre l'idée d'une société citoyenne dont nous avons tous à bénéficier.

Alors que penser ?
Oui, vous l'aurez devinez : moi, gaucho (une amie m'a récemment traité amicalement de gaucho) écolo intermittent chevelu, je suis du côté des grévistes. Mais j'ai entendu un copain gaucho écolo intermittent qui me disait " Ils pourraient trouver une autre façon de manifester leur mécontentement, quand-même !" Et puis j'ai entendu plein de gens très sympathiques au demeurant dire "ouais, ils abusent de leur pouvoir et de leurs privilèges, ces fonctionnaires etc..."

C'est difficile de se faire une idée, dans tout ça.
En fait, voici l'image que tout cela m'inspire :

On a une classe d'écoliers dans laquelle l'institutrice est un peu bizarre : chaque matin, à l'entrée des élèves, elle flanque une ou deux baffes à chacun. Une baffe à certains, deux baffes à d'autres. Toujours aux mêmes. Ce qui fait qu'il y a dans la classe deux groupes d'élèves : les deux baffes et les une baffe.
Il se trouve que par ailleurs, cette institutrice est d'un savoir-enseigner tout à fait honorable et que même si elle ne fait pas vraiment s'élever les âmes de ses écoliers, au moins avec elle on est sûr de savoir lire à la fin de l'année.

Un jour les écoliers qui reçoivent une baffe par jour décident que trop c'est trop, et ils se mettent d'un commun accord à crier leur mécontentement, d'une seule voix, à travers la classe, en plein milieu d'un cours de lecture.
Les autres élèves ne sont alors pas contents : non seulement eux reçoivent deux baffes par jour, mais en plus, ces énergumènes les empêchent d'étudier ! Ils disent alors aux élèves qui gueulent : "Vous n'avez pas honte de gueuler ? Vous n'avez qu'une baffe par jour ! De quoi vous plaignez-vous ? Si vous n'êtes pas content, entammez à l'inter-classe des négociations avec l'institutrice, mais ne nous empêchez pas de travailler, bande de privilégiés !"

L'institutrice intervient : "je suis prête à négocier avec ceux qui reçoivent une baffe par jour". Les autres, énervez, répliquent : "Non, non, non ! C'est trop injuste ! Nous on reçoit deux baffes par jour et on ne fait pas chier les autres, on ne les prend pas comme-ça en otage ! Ne négociez rien du tout, on est avec vous, maîtresse ! "

Et la vie reprend son cours...
Une baffe... deux baffes... une baffe... deux baffes...
...
par Raphaël Callandreau publié dans : Le réveil des koalas
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Mardi 13 novembre 2007
Ce soir j'ai vu Eric Toulis en live au café de la danse, c'était super chouettoss !
Si vous ne connaissez pas, allez le découvrir.

Il y a une dizaine d'années, il avait invité Benabar à faire sa première partie.

Et ce soir Benabar était dans la salle ! J'en ai profité pour lui donner un CD 4 titres de mes chansons ainsi que ma carte de visite en lui proposant de faire sa première partie. Il a été très sympa et m'a promis de l'écouter (il avait l'air sincère). J'étais nerveux, les amis, je vous raconte pas.

Donc, voilà, comme ça si dans quelques mois je passe à Bercy vous saurez comment ça a commencé...
par Raphaël Callandreau publié dans : Raphou
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